Collective Joy

Publié juillet 29, 2014 par ecologiecorporelle
Catégories : Café de l'écologie corporelle®

Holi - Festival das Cores - SP Pixel a Pixel | 28/09/2013 | Parq« Quand cela devient plus facile pour le groupe, cela devient plus facile pour chacun. » Et vice versa. Le groupe est un soutien, le groupe porte et chacun porte le groupe. Alors le « chant du souffle » commence à résonner, libéré, entre nous. Joueur, il entraîne les pieds, les jambes, bientôt tout se met à rebondir et ça sourit ! L’ondulation dans la colonne vertébrale qui s’inspire et déclenche un pas de côté… C’est vivant dans les pieds, c’est vivant partout « mais c’est pas facile de lâcher la respiration et d’oser laisser bouger quand on est habitué à se tenir bien droit et à tout retenir » ! On est d’accord !! Respirer ensemble, rire ensemble.. et créer ensemble devient évident : un tempo marqué par tous, des percussions corporelles qui se répondent, qui se transforment, des improvisations vocales, des duos magnifiquement harmonieux et des solos hardis.

Et pour clore ce moment de joie collective à L’Antre-Autre, le jeu « jour de fêtes » de Frédérique Epelly aux Éditions du Souffle d’Or. De cadeaux farfelus offerts au hasard en noms d’indien donnés à son voisin, de contes inventés ensemble en anecdotes individuelles, le Café de l’Ecologie Corporelle se termine dans un grand éclat de rire commun ! Enjoy !

 

En référence à l’ouvrage de Barbara Ehrenreich : « Dancing in the streets : a history of collective joy. »
Photo : Holi Fest à Calucutta
Autres photos de Holi Fest sur le compte flickr de Tibo Musa et Camille Havas.

 

Prochain Café de l’Ecologie Corporelle à L’Antre-Autre à Lyon – mercredi 3 septembre à 20h
Par Céline Laly, instructrice de Wutao à Lyon et danseuse – celine@unmonderond.com
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Tempo lento

Publié juillet 1, 2014 par ecologiecorporelle
Catégories : écologie corporelle®, Café de l'écologie corporelle®

1609569_707859242579346_380842691_nLe temps s’étire en baillant
Spirales, ivresse
Clac photo

Couleur lenteur pour ce Café de l’écologie corporelle « tempo lento » où l’on n’en finit plus de plonger dans la matière, de fouiller et de partager. Dans le resto L’Antre-Autre, la vie est polyrythmies : rires, bières, Pink Floyd au rez-de-chaussée et à l’étage un petit bonhomme débraillé qui slalom sur la pointe des pieds entre les participants qui ont plongé, l’exposition « La Fuite du Temps » de Monique Veyrac qui s’étale sur les murs poudrés et les « clac photo » de Julie qui figent des instantanés.
Le réveil de l’onde, mouvement de défroissage de Wutao nous étire indéfiniment… Sensations d’ouverture sans limite, de « saccades » aussi, de spirales sans fin, de connexions « qui me dépassent ». Et « mon corps n’en finit plus sous les rides des draps » (Louis Aragon – Statue).
Prendre le temps, s’étirer… Prendre le temps, créer du lien ! Prendre le temps, se dissoudre ?« Je ne sentais plus mes jambes ». « Je ne savais plus où j’étais… » « Je ne savais plus où s’arrêtaient mes mains ou commençaient celles de l’autre ». Principe de l’homéostasie, d’une respiration qui s’harmonise entre deux ou plusieurs personnes, selon Alexandra de l’association inButoh qui nous propose une écoute subtile des pulsations de l’autre en binôme.
Et cet haïku de Hyoroku pour terminer… ou pour commencer !
Un feu qui meurt –
nuit profonde
on frappe à la porte

Alexandra Huet – Association inButoh : Danseuse Butoh, étudie l’anthropologie du corps et se forme à la danse sensible®. Elle donne des ateliers de danse Butoh à Lyon.
Julie Cherki – Photographe qui capte le mouvement avec sensibilité.

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Prochain Café de l’Ecologie Corporelle à L’Antre-Autre à Lyon – mercredi 2 juillet à 20h sur le thème « Collective joy ».

Par Céline Laly, instructrice de Wutao à Lyon et danseuse – celine@unmonderond.com
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En lien

Publié avril 29, 2014 par ecologiecorporelle
Catégories : Café de l'écologie corporelle®

1981896_514247125353229_305483301_nEn lien c’est en présence. En lien c’est avec moi. Avec l’autre. En lien c’est quand je respire. Par la bouche, par le nez. Je suis traversé(e). Comme cette étole légère qui passe de mains en mains. Comme ce téléphone arabe dessiné sur la peau à bout de doigts, de dos en dos. Comme ces « silence-soleil-mer-orange-froid », juxtaposés et pourtant en lien, de mots en mots. Et si les liens sont parfois invisibles, pourtant ils sont bien là. Dans un soupçon de magie qui ne tient qu’à un fil.
Être en lien, ce n’est certainement pas se dissoudre dans l’autre, mais pas forcer non plus… Les propositions de Barbara au carrefour entre Aïkido et psychomotricité nous l’enseignent. Il « se passe quelque chose » alors. Parfois on cherche : le lien n’est pas forcément rectiligne.
Le lien n’est pas forcément ordonné non plus, ou alors, il s’organise dans un chaos. « Chaordique »* le lien ? Expérimentation de méli-mélo pour y goûter. C’est comme une immense passe de salsa cubaine à 15, où l’on tourne, passe dessous, recule. La consigne : « rester en lien, c’est-à-dire concrètement ne pas se lâcher les mains, sans tordre ou se tordre les épaules ! ». Le chemin du retour pour « se démêler » n’est pas simple, mais on finit en cercle, tous main dans la main, un peu essoufflés mais riant et… en lien !

*citation de Pol Charoy et Imanou Risselard– www.wutao.fr. Le mot chaordique fait référence à un système qui possède à la fois les caractéristiques du chaos et de l’ordre.

Barbara Dessez est psychomotricienne à Sainte Foy Lès Lyon. Pratiquante d’Aïkido et passionnée par les enfants, la naissance et l’Humain. Un grand merci à elle pour ses propositions ludiques et créatives.

 

Prochain Café de l’Ecologie Corporelle à L’Antre-Autre à Lyon – mercredi 4 juin à 20h sur le thème « Tempo lento ».

Par Céline Laly, instructrice de Wutao à Lyon et danseuse – celine@unmonderond.com
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Les enveloppes

Publié mars 28, 2014 par ecologiecorporelle
Catégories : Café de l'écologie corporelle®

1489109_728825203816083_837366532_nBercés par les doukdouks de Levan Minassian, les mains posées en contact intime avec soi-même, l’ondulation de la colonne vertébrale au plus près de soi et « je me voyais anémone ». Doucement, balancement de droite à gauche, et notre colonne qui retrouve des spirales dans tous les sens pétille de joie. Il suffit de tendre la joue pour la cueillir. « J’ai du vivre ça enfant… ».

Laurent de Lattre, des Chemins du Corps, nous emmène dans une ronde. Comme ça rit en nous ! Âmes d’enfants réjouies. Chacun membre et partie de la membrane, nous voilà, à nous tous, cellule. « En fait, on partage des mouvements communs ». Comme un. Enveloppe vivante et qui protège, statique pour certains, souple pour d’autres, rassurante ou « empêcheuse » – à chacun son histoire. Enveloppe « passage », cellule confiante, la richesse naît des échanges entre l’espace intérieur (le centre de notre cercle) et extérieur (les murs de L’Antre-Autre et au-delà), tous deux infinis. Merci à Laurent pour cette belle exploration !

Nous terminons en dessins. Les feuilles circulent de mains en mains. A chaque passage, il s’agit de relier un point à un autre avec une totale liberté de tracé. Émergent sous nos yeux des formes improbables : colombes, dragons, labyrinthes ou toute interprétation libre à chacun, « comme des gribouillis d’enfants » s’amuse-t-on… et les rires de les accompagner.

Quelle douceur, quelle candeur dans ces rires ! Et voilà comme les enveloppes nous rappellent à nos enfants intérieurs. Enveloppés, contenus, lovés dans le ventre de nos mères… Mes envies de maman m’ont menée à porter mon enfant en écharpe, à l’envelopper dans un tissu, peau à peau, nos enveloppes comme supports du contact, permettant à la fois de délimiter notre territoire corporel et de nous rencontrer. Je suis touchée par ce thème d’inspiration maternante.

Merci à Laurent pour son animation. Laurent de Lattre est praticien en Approches Psycho-Corporelles. Il crée des liens entre le toucher (Massage Thai Traditionnel, Chi Nei Tsang) et le mouvement (Body Mind Centering, Contact Improvisation). Il accompagne dans son cabinet à Saxe-Gambetta.

Prochain Café de l’Ecologie Corporelle à L’Antre-Autre à Lyon, 2 avril 2014 : Sur le thème « En lien ».

Par Céline Laly, instructrice de Wutao à Lyon et danseuse – celine@unmonderond.com
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Des racines et des ailes

Publié février 19, 2014 par ecologiecorporelle
Catégories : Café de l'écologie corporelle®

1601409_10151937729957572_1698627778_n-germainEn botanique, la racine est un organe vital de la plante, qui se forme très tôt lors de son développement. Elle l’ancre au sol, la soutient comme un tuteur, la nourrit (eau et nutriments), en assure l’avenir (en accumulant des réserves), contribue à enrichir son environnement immédiat (formation du sol) et assure les échanges avec d’autres espèces.

Et nos racines humaines ? Nos pieds, nos jambes, notre arbre généalogique, nos ancêtres proches ou très éloignés, les étoiles (nos racines pour les taoïstes), notre cœur (dont le système vasculaire isolé apparaît comme une belle tubercule, comme le montre la photo ci-jointe)…

Au café de l’écologie corporelle, entre l’expir qui résiste et l’inspir effrayé, on oublie qu’on les a oubliées, nos racines.

Alors qu’on rit et qu’on mange au rez-de-chaussée – la vie d’un bar un mercredi soir -, à l’étage, on respire dans les jambes, on investit les tibias, on contemple l’exposition sur les murs pleine de petites ramifications, on laisse les mots rebondir de ‘racines’, en ‘arbres’, en ‘naissance’, en ‘souffle’ dans un murmure d’étonnement ravi, on dessine à grands coups de feutres des racines, des ailes, des spirales aux empreintes des petits pieds laissées sur des feuilles. Traces d’argile dans laquelle les enfants de mon atelier d’éveil corporel se sont amusés à patauger. Naissent des deltas de fleuve, des chevaux, des histoires, des paysages, des symboles, des étoiles… Nos racines, quoi.

(La proposition de dessiner après avoir respiré et laissé le sensible s’exprimer grâce au Wutao est inspirée par le travail de l’association Mouv’arts.)

Poème « Il était une feuille… » Robert Desnos

Il était une feuille avec ses lignes —

Ligne de vie

Ligne de chance

Ligne de cœur —

Il était une branche au bout de la feuille —

Ligne fourchue signe de vie

Signe de chance

Signe de cœur —

Il était un arbre au bout de la branche —

Un arbre digne de vie

Digne de chance

Digne de cœur —

cœur gravé, percé, transpercé,

Un arbre que nul jamais ne vit.

Il était des racines au bout de l’arbre —

Racines vignes de vie

Vignes de chance

Vigne de cœur —

Au bout de ces racines il était la terre —

La terre tout court

La terre toute ronde

La terre toute seule au travers du ciel

La terre.

Photo : N. Germain

Le prochain café de l’écologie corporelle à Lyon aura pour thème : « Enveloppes »

Par Céline Laly, instructrice de Wutao à Lyon et danseuse – celine@unmonderond.com
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Pulsations

Publié décembre 12, 2013 par ecologiecorporelle
Catégories : Café de l'écologie corporelle®

wagner-araujoEn musique, « on appelle pulsation l’accent intervenant de manière cyclique au début de chaque temps. La régularité de la pulsation garantit donc l’égalité des temps, et par conséquent, un certain tempo. » (Wikipedia)… La musique, le cœur, les étoiles pulsent, mais aussi « les fluides qui circulent dans notre corps et tous nos mouvements internes ». Le Café de l’Ecologie Corporelle « Pulsations » à L’Antre-Autre, à Lyon, commence par quelques minutes de plongée dans l’état créé par le Wutao pour toucher le mouvement pulsatoire décrit comme respiration embryonnaire (bio-énergétique taoïste), Mécanisme Respiratoire Primaire (ostéopathie) ou pulsations sanguines (fasciapulsologie) – (source : Wutao, pratiquer l’écologie corporelle – Pol Charoy & Imanou Risselard, aux Editions Le Courrier du Livre.)

Il est question là à la fois de mélodie rythmique, c’est-à-dire de pleins et déliés, d’irrégularités et en même temps, de tempo, de cycle régulier, d’éternité. Il est question de Vie, d’Univers… et on retrouve ça dans l’Art (cf le Festival Pulsations Urbaines). Alors oui, les têtes tournent lors du « chant du souffle » (pratique de Wutao, inspiration Michel Raji), emportées par le rythme et cela met en joie ou crée des sentiments confus voire désagréables.

Mais les pulsations, indéfectiblement, ramènent au Lien, le lien au groupe, le lien au monde.

« Quand je respirais, c’était frais et en même temps, je sentais la chaleur du groupe », « Partager le souffle dans le groupe m’a aidée à passer le cap ». Agnès Delarche, sophrologue, nous emmène dans un voyage pulsant, les mains sur les oreilles, nous invitant à nous relier à notre respiration, à celle de notre voisin, puis au-delà, et « la Terre me semblait un immense poumon à l’unisson ».

D’où cette belle conclusion du philosophe et paléontologue Teilhard de Chardin : « La Vie est née et se propage sur Terre comme une pulsation solitaire. C’est de cette onde unique dont il s’agit maintenant de suivre jusqu’à l’Homme, et si possible jusqu’au-delà de l’Homme, la propagation. » dans Le Phénomène humain en 1965.

Photo : Wagner Araujo – Aquathlon au Brésil, 1er prix National Geographic 2013

Le prochain café de l’écologie corporelle à Lyon aura pour thème : « Racines »

Par Céline Laly, instructrice de Wutao à Lyon et danseuse – celine@unmonderond.com
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Quel sens ?

Publié novembre 20, 2013 par ecologiecorporelle
Catégories : écologie corporelle®, Café de l'écologie corporelle®

La proposition du Café de l’Écologie Corporelle qui pose la question « Quel sens ? » est tatoo-boussoled’expérimenter dans son corps les sens, le sens… le Sens, qui sait ? « Je me suis vu comme un tournesol qui suivait la course du soleil. », raconte Hervé.

Aller dans un sens puis dans l’autre… quand est-ce que je me sens dans le « bon » sens ou à « contre-sens » et par rapport à quels repères ? Les bras qui s’enroulent à droite puis à gauche, les hanches alignées dans le même sens ou en spirale opposée, dite de « contre-torsion » (mouvements de Wutao®)… « ca donne chaud! », souffle Fadila, les joues toutes roses ! « Ce dont je me rends compte, c’est que je retombe toujours dans le même sens… C’est compliqué de changer, de prendre un autre pli ! », partage Nicolas, touché.

Et quand je propose de fermer les yeux, ça se pose ou ça se désorganise… Encore un peu plus de vitesse, (tout en continuant à respirer, nous sommes dans un café de l’Ecologie Corporelle tout de même !), et les bugs arrivent. Oser les bras-moulin-à-vent, « remix des Claudettes qui ne sauraient plus trop ce qu’elles font », c’est oser la jungle neuronale où l’on pourrait… se perdre ? « Ne demande jamais ton chemin à personne, et surtout à qui le connaît, tu ne pourrais plus te perdre » (Rabbin Nahman de Braslaw)… des mots peints sur les murs de L’Antre-Autre qui nous accueille, comme un clin d’œil.

Quelques percussions corporelles, des syllables-sonorités piochées au hasard dans un chapeau pour créer des mots sans sens à l’endroit, à l’envers et on laisse résonner. Plus de sens, plus de possibles….

Par Céline Laly, instructrice de Wutao à Lyon et danseuse
celine@unmonderond.com
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Entre Terre et Ciel

Publié octobre 7, 2013 par ecologiecorporelle
Catégories : écologie corporelle®, Café de l'écologie corporelle®

Miguel-Ugalde-arbreQuand on s’expérimente « entre Terre et Ciel », puisque c’était là le thème du café de l’écologie corporelle® du 2 octobre à Lyon à L’Antre-Autre, ce sont les mains qui font parler d’elles et se racontent dans la joie ! Surprise : « comme si mes mains étaient des pieds », comme si on pouvait compter sur elles pour prendre le relais, là où les jambes flanchent. Instant d’émotion.

A l’appui le très beau mouvement de Wutao® « offrir l’énergie de la Terre au Ciel » et son inspiration poético-sensorielle de prière païenne « comme si mes mains pouvaient porter la terre », « comme si je caressais de l’eau… » Alors, ça fourmille, ça picote, bien sûr, ça se réveille, et « je sentais mes mains enveloppées, protégées, et légères en même temps… ». Une libération, un envol…

Qui mieux qu’Ethankamon (fils de la Terre et du Ciel de la tribu des Zekai (Jeu Tribal Tarot de Delphine Lhuillier) pouvait nous initier pour ce thème ? Avec sa position d’Haka au centre de gravité très bas et son cou qui s’étire vers les nuages, il révèle la puissance et… la douleur des cuisses (de l’ancrage?).

Forts de nos ressentis, nous créons ensemble des cadavres exquis, dont je vous livre ici quelques bribes du goût exquis du hasard :

« Prendre soin de soi,

c’est être présent dans le monde,

c’est danser avec les étoiles,

c’est aussi s’étirer longuement,

c’est parfois casser du grain,

c’est toujours se tenir droit entre terre et ciel,

c’est enfin se dissoudre dans la lumière. »

Merveilleux, non ?

 

Le prochain café de l’écologie corporelle à Lyon aura pour thème : Quel sens ?

Par Céline Laly, instructrice de Wutao à Lyon et danseuse – celine@unmonderond.com
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Photo : Miguel Ugalde

Au rythme…

Publié septembre 12, 2013 par ecologiecorporelle
Catégories : écologie corporelle®

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escargot-Rio-FerbianMercredi 4 septembre, dans la langueur de la « reprise » de L’Antre-Autre, a eu lieu le Café de l’Ecologie Corporelle, rendez-vous mensuel lyonnais, moment d’écoute, de ressenti et de partage. Le thème de la rentrée : « Au rythme… ». En voici quelques effluves.

 

 

Au rythme de l’eau, des montagnes, de la forêt, de la lune, au rythme des couleurs et des libellules, c’est ainsi que se sont présentés les participants du Café,

Au rythme du Far-niente et de la lecture du poème du même nom de Théophile Gauthier,

Au rythme de la transe, de l’accélération, du chaos « où j’ai peur de me perdre »,

Au rythme pulsatoire où je me retrouve,

Au rythme des contre-temps des percussions corporelles qui donnent une structure, un point d’appui entre terre et ciel,

Au rythme du souffle, avec le groupe, dans le groupe,

Au rythme des rires, des larmes, de l’émerveillement naïf, de la vie qui a envie de vivre,

Au rythme des têtes qui tournent et des pieds qui fourmillent,

Au rythme de nos peurs à apprivoiser lentement,

Au rythme percutant de l’instant qui s’enflamme et à « cette énergie de ouf » dont je ne sais que faire,

Au rythme de l’escargot parce qu’on ne fait pas pousser un brin d’herbe en tirant dessus,

Au rythme des rêveries, des flâneries, du Rien et autres paresses délicieuses,

Au rythme de l’éternité, quand le temps s’étire « et je ne voulais plus en sortir »,

Au rythme unique de chacun.

 

Par Céline Laly, enseignante de Wutao à Lyon – celine@unmonderond.com
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Photo :  Rio Ferbian

Ça swingue !

Publié juillet 4, 2013 par ecologiecorporelle
Catégories : écologie corporelle®

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Hendi-SuwandaNous sommes tous danseurs. Danseurs dans le sens de ces bailadores cubains emportés et révélés dans la transe de la danse dans les cérémonies de Santeria. Distincts des bailarines, professionnels de la danse. Danseurs dans le sens de dansants, dans le sens où notre humanité est profondément dansante, dans le sens où nos gènes portent la mémoire de cette activité humaine primordiale qu’est le mouvement en rythme, la danse donc. Oui : « ça » swingue, « ça » balance !

Alors, le Café de l’Ecologie Corporelle® commence avec un temps de fluidification par le « réveil de l’onde » du Wutao® et dans ce simple mouvement, j’invite les participants à écouter leur petite musique interne, la musicalité de leur corps en mouvement : « solidement ancrée et souple à la fois », « très évaporée », « sensation d’euphorie », « défoulé »… Les ressentis défilent et les couleurs de chacun s’expriment. « C’est exactement ça : le mouvement qui naît du relâcher… Un moment de grâce… Pour obtenir un bon swing en golf, on parle de concentration relâchée, d’harmonie et de rythme. », explique Alban, golfeur depuis 20 ans. Du rythme, du swing !

4 « hééé » expirés, 4 « haaa » inspirés, 4 « hééé/haaa » expirés/inspirés, et voici le groupe de chercheurs d’heures, d’étoiles, de papillons ou de coquillages (présentation imaginaire) qui rentre dans le Chant du Souffle (Wutao). Il suffit d’accompagner le souffle et de lâcher pour rentrer dans la danse… Enfin, pas si simple que ça, quand nos résistances se manifestent :« ma respiration se bloque, j’ai dû arrêter », « j’ai manqué d’air », « j’avais des vertiges, j’ai préféré arrêter », « c’est tellement dur d’aller chercher l’inspiration », « et de lier l’inspir et l’expir. » Le groupe a été sollicité. Besoin de légèreté.

Les trompettes et les congas s’invitent alors à L’Antre-Autre sur un air de salsa. En exclusivité mondiale (!), petite proposition de « Salsa of Wutao ». On retrouve l’ondulation de la colonne vertébrale, l’onde, les ouvertures, les relâcher, le souffle et on emmène tout ça dans les mouvements de salsa : guaguanco (pas sur le côté) et mambo (pas devant-derrière). Plus particulièrement, lâcher dans les jambes, sentir le rebond à l’intérieur même des tissus. Enthousiasme unanime dans le groupe.« C’était difficile de se lâcher au début, surtout quand on ne sait pas danser… Mais c’est incroyable, en partant du ressenti, c’est facile de danser en fait ! », commente Nadine dans un sourire ravi. Florent et Maryse sont emballés par l’approche festive d’un art énergétique et par l’approche énergétique de la festive salsa. Elodie et Maryline, danseuses de salsa, rumba et d’afro-cubain se sont trouvées déroutées. « Apprendre en commençant par le ressenti, c’est essentiel en fait. Certainement plus long, mais c’était tellement désagréable en soirée de danser avec des personnes qui ne font qu’exécuter des pas vides, sans sensualité, sans fluidité… ».

Et c’est joyeusement que se terminent le Café de l’Ecologie Corporelle et cette année de Cafés. Je me sens pleine de reconnaissance pour tous les participants que j’ai rencontrés cette année, venus essayer, oser, découvrir et qui se sont laissés ressentir, vivre et exprimer. Pleine de reconnaissance pour L’Antre-Autre de proposer son espace magique où l’alchimie est possible, où le possible est possible. Pleine de reconnaissance pour mes formateurs de Wutao qui me soutiennent de loin dans cette aventure.

Un grand merci, bel été et rendez-vous à la rentrée, le mercredi 4 septembre.

Par Céline Laly, enseignante de Wutao à Lyon – celine@unmonderond.com
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Photo : Hendi Suwanda.